Elementor empêche d’exploiter l’éditeur de blocs

Avec la version classique de WordPress, mon site me semblait encore trop complexe. Un outil doit s’adapter à son utilisateur, et non l’inverse. J’ai créé ensuite ce site avec Elementor, un constructeur de page, très décevant, abandonné au profit de WordPress Gutenberg.
Ce builder page est une solution de facilité à éviter, engendrant des coûts supplémentaires et une complexité inutile. Un point de vue que j’assume pleinement. Je forme des équipes sur WordPress, et je souhaitais que mon site reflète les nouvelles méthodes que je voulais enseigner avec cette version de l’éditeur de blocs.
Faire simple mais efficace : le cahier des charges
Je vise un design de site web assez minimaliste. Il comprendra un site de formateur avec quatre ou cinq pages fixes, ainsi qu’un blog de connaissances. Cependant, l’accent sera mis sur la publication régulière de projets. Une charte imposée : deux familles de couleurs, deux typographies, pas une de plus.
Pour respecter les contraintes de méthode, je dois construire uniquement avec l’éditeur de blocs natif de WordPress, Gutenberg, sans utiliser de constructeur de pages ni d’extensions propriétaires, car c’est la voie officielle que j’enseigne. Ce site devient mon espace d’entraînement public, où je publierai des projets visuels, qu’il s’agisse de génération par IA, de retouche dans Photoshop ou de conception web.
Compositions WordPress : dix minutes gagnées, soixante perdues
J’ai commencé comme tout le monde : par les compositions toutes faites. Ces modèles prêts à l’emploi que l’éditeur propose en deux clics.
Premier constat, rapide : elles font gagner dix minutes et en font perdre soixante.

Chaque composition arrive avec son empilement de groupes imbriqués, ses réglages cachés, ses largeurs contraintes. Dès qu’on veut s’écarter du modèle, et on veut toujours s’en écarter, on passe son temps à chercher quel réglage, dans quel groupe, bloque quoi.
Un problème de bloc que je n’aurais jamais dû avoir
Mon premier vrai blocage a été un fond de section qui refusait d’aller bord à bord. Ce genre de détail qui rend fou : le réglage semblait correct, le résultat ne suivait pas. La cause était deux niveaux plus haut, dans un groupe parent hérité de la composition, dont la largeur contrainte limitait tout ce qu’il contenait. Une règle que je connaissais en théorie et que j’ai réapprise en pratique : un bloc ne peut jamais être plus large que son parent.
Construire une page WordPress sans composition « toute faite »
J’ai donc changé de méthode : tout reconstruire à la main, bloc par bloc. Un groupe en pleine largeur pour chaque section, avec la largeur de contenu activée pour garder le texte dans une colonne lisible.
Dedans, uniquement des blocs simples : titre, paragraphe, colonnes, boutons. Résultat immédiat : quand quelque chose cloche, il n’y a que cinq endroits où regarder, et ils sont tous à moi. Moralité : faites vos propres compositions. Avec WordPress et son éditeur Gutenberg, c’est relativement simple et rapide.

Attention à l’aperçu de l’éditeur
Dernière leçon de cette première phase : l’éditeur d’administration n’est qu’un aperçu. Certains rendus, les pleines largeurs notamment , ne se jugent que sur le site public (le front office). J’ai perdu du temps à corriger dans l’éditeur des écarts qui n’existaient pas en ligne. Désormais, chaque modification se vérifie dans un onglet séparé, côté visiteur.
Une page d’accueil en blocs natifs, sans extension
Une page d’accueil construite uniquement en blocs natifs : un bandeau typographique sans image, une présentation, trois cartes de formations, une boucle de requête* les derniers projets, un appel au contact. Sobre, rapide, et surtout : entièrement compréhensible par la personne qui devra la faire vivre, moi.
Le bloc boucle de requête est un bloc avancé de Gutenberg permettant d’afficher une liste de publications en fonction de paramètres spécifiques. Il s’agit d’une version améliorée du bloc « Derniers articles ».
3 règles pour gérer un site facilement
Trois choses transposables à n’importe quel projet de site :
- Commencer à partir de zéro est plus économique que de partir d’un modèle. Si les compositions toutes faites peuvent sembler être un gain de temps, elles engendrent en réalité une dette de compréhension, sauf si vous les créez vous-même.
- La structure prime sur le style. Une vue en liste courte et lisible, c’est un site qu’on peut modifier dans six mois sans archéologie.
- Le juge, c’est le site public. L’éditeur est un outil de travail, pas un aperçu fidèle : on construit dedans, on valide dehors.
La suite de ce chantier : des projets visuels publiés régulièrement, images générées par IA, retouchées dans Photoshop, des projets web et des articles diffusées sur ce site. Pour notre prochain rendez-vous : inscrivez-vous à notre newsletter. Tous ces sujets seront au programme de mes prochaines formations,
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